Bienvenue sur Coatis, le système de gestion de l'information des Réseaux d'Innovation et de Transfert Agricole dans les Départements d'Outre-Mer.

Les Réseaux d'Innovation et de Transfert Agricole (RITA) ont été mis en place fin 2011, suite au Conseil Interministériel de l'Outre-Mer (CIOM) de 2009. Ils visent à accompagner le développement local des productions de diversification animale et végétale dans les Départements d'Outre-Mer (DOM).
Ils regroupent l'ensemble des acteurs du dispositif Recherche-Formation- Développement des DOM et ont pour objet de co-construire et de réaliser des actions de recherche et développement, d'expérimentation, de démonstration et de transfert en réponse aux besoins exprimés localement par les professionnels de l'agriculture.


Présentation de l'agriculture du territoire de la GUYANE

Contrairement aux autres DOM et à la métropole, la Guyane est le seul département où la surface agricole et la population agricole ont augmenté au cours des dernières décennies : + 13% en nombre d'exploitations agricoles depuis 2000, et +10% en surface nette cultivée. La Guyane présente de réels atouts stratégiques à l'échelle de la sous-région (Antilles / Guyane) pour un développement agricole partagé : des réserves de foncier encore disponibles (mais pas illimitées !), l'absence de risques naturels majeurs, un tissu économique qui se consolide, etc.
Autre spécificité de la Guyane : le développement agricole se fait par la mise en valeur de zones forestières, transformées en surface agricole utile (SAU) par brûlis, au rythme annuel d'environ 1.000 ha/an. Cependant, la croissance nette de la SAU est moindre car une partie est perdue au profit des infrastructures et de l'urbanisation légale ou informelle.
L'agriculture familiale constitue un atout stratégique important s'agissant de la sécurité des approvisionnements alimentaires ; elle demeure également un « amortisseur social » important.
La Guyane repose sur une agriculture plurielle, marquée par des extrêmes :
  • L'agriculture vivrière (destinée à l'autoconsommation), pratiquée sur abattis-brûlis, domine le long du fleuve Maroni (à l'Ouest, coté Surinam) et dans une bien moindre mesure du fleuve Oyapock (à l'Est, coté Brésil). Elle représente trois exploitations agricoles sur quatre (c'est-à-dire 4.500 exploitations sur 6.000 au total), mais seulement 14.000 ha environ sur une SAU totale d'un peu plus de 25.000 ha. Ce sont donc des micro-exploitations.
  • Une dizaine d'élevages extensifs de bovins allaitants parmi les plus importants
d'Europe (principal héritage du Plan Vert des années 1976-1985), dans la zone côtière, s'étalant sur plusieurs centaines d'hectares chacun pour un cheptel d'environ 5.000 têtes. Les autres élevages de bovins, porcins et volailles, au nombre de 350, sont petits ou moyens. La couverture de la demande locale, pour ces productions, est inférieure à 20%, en raison de la croissance démographique et de la concurrence des produits surgelés importés de Métropole à bas coûts. Malgré l'augmentation régulière mais modeste de la production, le taux de couverture locale stagne.
  • Environ 300 exploitations maraîchères et fruitières (surtout en trois pôles villageois : Javouhey dans l'Ouest, Cacao et Régina dans l'Est). La couverture de la demande locale est comprise entre 60 et 70%. Les immigrés H'mongs, réfugiés venus du Laos à partir de 1977, constituent la majorité des maraîchers et arboriculteurs de Guyane, et approvisionnent directement les divers marchés hebdomadaires du territoire.
  • La présence d'un polder rizicole à Mana (plus de 4.000 ha dont 1.000 ha en redémarrage d'activité difficile depuis 2013).
  • 60 producteurs de canne à sucre (pour seulement 200 ha en production) et une rhumerie à Saint-Laurent-du-Maroni.

Présentation des acteurs et du partenariat

La Guyane bénéficie de l'implantation de deux centres de recherche, le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), possédant plusieurs sites d'expérimentation. L'enseignement et la formation agricoles sont représentés par l'EPLEFPA de Matiti, les Maisons Familiales Rurales ainsi que par l'enseignement privé. L'Institut technique IKARE intervient dans le secteur de l'élevage. L'ensemble des composantes de ce tissu agricole permet au RITA de mener des projets regroupant les structures agricoles présentes sur le territoire afin de répondre au mieux aux besoins des agriculteurs.
La Guyane bénéficie de fonds européens ; les projets du RITA sont ainsi financés par le PDRG et une subvention initiale du Conseil Interministériel de l'Outre-Mer (CIOM) depuis fin 2012 avec un démarrage effectif en 2013.


Les grandes lignes des activités RITA du territoire

Trois projets en productions animales et 3 projets en productions végétales ont été élaborés et mis en œuvre collectivement dans le cadre du RITA Guyane, à savoir :
  • Le renforcement de la maîtrise sanitaire des éleveurs (SANITEL), portant sur les thématiques de la reproduction et la lutte contre les hémoparasitoses sur bovins et petits ruminants ;
  • Une meilleure gestion des prairies et la production de fourrages (SYSFOU) à destination des ruminants ;
  • L'amélioration de l'alimentation des mono-gastriques (ALIMONOG): porcs et volailles avec des compléments d'aliments produits localement en particulier dans les systèmes d'agriculture vivrière de l'Ouest ;
  • La diversification végétale (INNOVEG) avec en particulier l'introduction de matériel végétal et son évaluation, notamment, sur 5 cultures (agrumes, bananiers, cacao, poivron et tomate) et l'amélioration des itinéraires techniques ;
  • Les itinéraires techniques économes en intrants chimiques : des essais ont été menés sur ananas et agrumes. Une étude a été réalisée sur les ravageurs et auxiliaires des cultures Bio.
  • La gestion de la fertilité des sols (GUYAFER) : des expérimentations sont menées sur agrumes et en maraîchage.


Contact :

Animatrice du RITA en Guyane :

Delphine PINAULT
Collectivité territoriale de Guyane
delphine.pinault@ctguyane.fr
06 94 00 71 59

Date de mise à jour : 7 août 2018